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(post posté en retard de 10 jours)
(Depuis Ajaccio, Nous avons progressé d'environ 25 miles vers le sud! Mais qu'importe? on a tout notre temps.
Romain bricole:
Le bateau est connu par ici, un monsieur vient de le reconnaitre. On a même trouvé des cartes postales où il est en photo!) Finalement, je n'ai pas pu mettre à jour le blog depuis Campomoro, donc je continue:
Nous sommes restés encore jusqu'à dimanche, à cause du vent et de la mer. Nous avons pu comprendre le manège des dauphins: ils viennent dans la baie lorsque les parcs à élevages qui s'y trouvent son nourris. Certains se risquent même à tourner autour des bateaux au milieu du mouillage! Sinon, on a raté le grand bal de Campomoro animé par fun radio, on a vu les affiches seulement le lendemain, dommage...
Dimanche nous décollons pour bonifaccio, il y a du vent et le bateau file à 6/7 nds il fait beau. Nous arrivons vers 14 h à Bonifaccio. L'arrivée dans l'entrée du port est toujours aussi impressionnante!
La suite le fût également.... Nous tournons en rond et hésitons, allons nous oser nous mettre dans le mouillage avant le port? Nous décidons que oui, mais bon. J'explique: ce mouillage nécessite de mettre l'ancre à l'avant puis de reculer et de porter à terre une aussière (grande « corde ») à l'arrière avec le zodiaque et de la fixer à la falaise afin de se positionner parallèlement aux autres bateaux. Tout cela sachant qu'il y a beaucoup de vent et que le bateau est peu manoeuvrable au moteur. Les deux premières tentatives échouent lamentablement, l'ancre ne s'accroche pas au fond mais dans la chaine des bateaux d'en face qui nous crient dessus! (en fait y'à un mec qui crie sur tous les bateau). Des gens viennent nous aider en zodiac à déméler notre ancre. Troisième tentative, l'ancre semble prendre mais le vent nous pousse et nous n'arrivons pas à reculer sur la falaise. D'autre voisins viennent en zodiac, ils prennent notre ossière et la porte à terre. Il faut ensuite, à la force des bras de Romain, ramener petit à petit le bateau, mais avec le vent qui souffle en rafales, même au winch, même sur deux winchs c'est long et difficile. Finalement, nous somme à peu près dans le bon sens, bien accrochés. C'est alors que le guindeau (mécanisme servant à remonter et à descendre la chaine) lache et là, c'est le drame... Vive les bateau en acier car nous rentrons dans les caillous! Bref on reprend de la chaine, à 17h on éteind le moteur et on laisse le bateau tel qu'il est, on attendra que le vent se calme pour le redresser. Romain mérite une bonne sieste, je surveille que les caillous ne se rapprochent pas trop. Et c'est pas fini, Romain se lève. A ce moment un bateau arrive et biensur, il se s'ancre sur notre chaine. Il est décidé qu'on verra plus tard, de toute façon lui, il tient bien finalement sur notre chaine et puis, par contre, si on pouvait partir avant 9 heures le lendemain parce que sinon il faudra appeler le plongeur et ça coute cher?! Heueusement, le lendemain matin, tout se passe bien, on finit pas se déméler et le voisin nous offre une bouteille de rosé. On la partage à l'apéro avec des moniteurs des Glénans qui nous ont aidé à se remettre correctement.
Bonifaccio, jour 2: Il y a peu de vent nous pouvons donc aller faire une ballade à terre. Nous rencontrons nous voisins de ponton de Propriano et continuons la promenade avec eux. Ils nous montrent le cimetière marin, c'est très impressionnant, on dirait un village avec des caveaux à la place des maisons.
Ce voisin donc, qui n'aime pas le foot non plus, navigue depuis cinq ans dans les alizés, et depuis un an et demi en méditerranée, et il en a marre, les touristes sont partout, la voile c'est plus pareil on est plus tranquiles nul part. Romain déprime un peu. Il nous donne néanmoins des destinations à ne pas manquer, l'adresse de son site internet, et nous embarque notre ancre le lendemain matin en partant à 7 h...
Jour 3, Mercredi 18 juin: Du coup, tout le monde sur le pont à 7 heures, nous décidons de partir. Y'a au moins force 7 dehors (nathalie Simon pour les biscottes heudebert). Nous filons à une moyenne de 7 nds avec une pointe à 9,2 nds, tant et si bien que nous n'arrivons plus à nous arréter à Capréra comme prévu mais que nous continuons jusqu'à Porto Cervo, le monde des bisounours milliardaires. Nous avons enfin quitté la France, je m'en suis rendu compte ce matin en n'allumant plus la radio sur France Inter comme je le faisait depuis 7 mois. Et aussi quand il a fallu parler italien. Par contre on est pas trop dépaysés ici avec les gros yachts et les villas de luxe, c'est ça l'aventure...
![]() Publié à 04:12, le 12/06/2008, Sardaigne Mots clefs : { Page précédente } { Page 33 sur 37 } { Page suivante } |
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